Une femme qui avait tué son mari violent est libérée


20 juin 2019

Une commission des libérations conditionnelles a autorisé la libération Dalal Daoud, une femme qui avait été condamnée à la prison à vie pour le meurtre de son mari violent.

18 ans. C’est le nombre d’années que Dalal Daoud a passé derrière les barreaux pour avoir tué son mari en janvier 1997. 

Lors du procès, l’avocat de Dalal Daoud avait expliqué à la cour que le mari de sa cliente la frappait, la violait et l’enchaînait régulièrement quand elle était seule à la maison, de peur qu’elle ne lui soit infidèle. 

La défense avait également souligné que la femme avait porté plainte à nombreuses reprises contre son mari, et avait été hospitalisée plusieurs fois pour des blessures causées par ses coups.

En 1997, quelques jours après la naissance de leur fils, le mari de Dalal Daoud était convaincu qu’elle le trompait avec son frère. Après l’avoir roué de coup, Il l’avait menacé de la violer devant les enfants. 

Après avoir réussi à le calmer avec des somnifères. Dalal l’avait alors recouvert de plusieurs couvertures provoquant la suffocation de celui-ci pendant la nuit. Elle s’est débarrassée du corps dès l’aube avec l’aide d’un ami.

En 2017, lors d’une interview télévisée depuis la prison, elle avait déclaré que son mari « était un homme bien; mais quand il voyait quelque chose qui ne lui plaisait pas, il devenait fou » avant d’ajouter : « j’ai beaucoup souffert, mais ma plus grande peine est d’avoir laissé mes enfants ». 

Des manifestants se sont réunis, hier devant le tribunal de Ramle pour réclamer la libération de Dalal Daoud. 

« Dalal Daoud n’est pas une meurtrière, mais une victime de violence qui a décidé de se battre pour protéger sa vie », a déclaré le député Ofer Kassif, rappelant que malgré le dépôt de 26 plaintes contre son mari, « personne ne l’a protégé, et c’est elle maintenant qui paye pour s’être défendue ».

Il a fini son discours par cette question : « Que faut-il qu’il arrive d’autre pour que la police et la justice prennent au sérieux  les plaintes pour violence domestique ? »

Chloé Mercier

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