Un habitant de Jérusalem tourne le clip de Beyoncé et Jay-Z au Louvre


22 juin 2018

Natan Schottenfels, le producteur nominé aux Grammy Awards, est l'auteur de "Apeshit-The Carters", un clip étonnat tourné au Louvre, qui a été diffusé le 16 juin.

Schottenfels a grandi dans le quartier d'Arnona, à Jérusalem, il a étudié à Hartman, un lycée religieux, et c'est un ancien scout orthodoxe.

Après son service militaire, il s'est associé avec un autre ancien élève de Hartman, Vania Heymann, connu pour ses vidéos primées pour Coldplay et Cee-Lo Green.

Ils ont travaillé ensemble pour Iconoclast, une société de production internationale qui a réalisé le clip pour Beyoncé et Jay-Z connus comme les Carters.

Comme le fait remarquer The Guardian, Apeshit lance des propos lapidaires, voire éparpillés sur le racisme, l'escalavage, et la domination des normes occidentales néo-classiques de beauté.

Superbement vêtus, Jay-Z et Beyoncé rétablissent l'équilibre en rappant devant divers oeuvres d'art, depuis le sphinx égyptien jusqu'à la Vénus de Milo, en passant par l'incomparable Joconde, le tout, accompagnés de leur troupes de danseurs, des femmes noires simplement vêtues de débardeurs et de leggings, pour mieux montrer la souplesse et la puissance de leurs corps.

Le clip met l'accent sur le caractère afro-américain de leur talent, éclipsant ce bastion de l'art et de la culture, ou du moins en en diminuant la présence.

Devant "Le Sacre de Napoléon", de Jacques-Louis David, un tableau représentant une scène de domination et de puissance blanche, Beyoncé et huit danseuses noires se donnent la main et dansent. Les danseuses dominent l'oeuvre d'art, avec une Beyoncé mise en avant, dans un haut Burberry et une paire de leggings.

Les dernières images de Beyoncé et Jay-Z ont comme décor La Joconde, et réussisent à détourner l'attention du légendaire regard de la muse de Léonard de Vinci.

Bien que l'annonce de Schottenfels sur son rôle de réalisateur fut laconique, on ne peut pas en dire autant des réactions sur sa page Facebook.

Tana Robar

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