"Tentative d'assassinats terroristes" dans une prison du Havre


21 juin 2019

Hier, à la prison du Havre, un détenu a agressé deux surveillants. L’attaque a été requalifiée ce matin en «tentative d’assassinats terroriste» par le parquet de Paris en charge de l’affaire.

Deux surveillants ont été légèrement blessés jeudi à la prison du Havre, par un détenu condamné pour des faits de terrorisme. L’agression a été requalifiée ce matin en « tentative d’assassinats terroriste », a annoncé le parquet de Paris. L’enquête avait d’abord été ouverte pour les raisons suivantes : violences volontaires avec arme ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours pour la victime.

 Les premiers éléments de l’enquête , notamment des témoignages qui laissent supposer une intention volontaire de tuer , « ont conduit la section antiterroriste du parquet de Paris à requalifier les faits en tentative d’assassinat et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a précisé le parquet.

Les faits se sont déroulés jeudi à 7 heures, à l’ouverture de la cellule. Le détenu de 25 ans a frappé les deux agents avec un pied de la table en fer de la cellule et un morceaux de mirroir en criant « Allah akbar ! »

Incarcéré en 2015 et condamné en 2017 pour s'être rendu en Syrie dans les zones tenues par les djihadistes, il était libérable en 2022

 

 

Selon Olivier Duval, délégué de la Confédération générale du travail au centre de détention du Havre, une surveillante a été blessée au bras et son collègue à l’épaule, à la jambe et au pouce.

Le détenu, qui a été rapidement maîtrisé, a été placé en quartier disciplinaire, a fait savoir la direction de l’administration pénitentiaire, qui précise que ce détenu était déjà passé en quartier d’évaluation de la radicalisation.

Selon Olivier Duval, le détenu « était plus que suivi » : « On savait qu’il pouvait y avoir des problèmes avec lui à tout moment.  » 

Et dans un communiqué, un des syndicats pénitentiaire a dénoncé « la gestion calamiteuse » des détenus radicalisés.

Sasha Placek

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