Tariq Ramadan évite une troisième mise en examen pour viol

06 juin 2018

Le feuilleton Tariq Ramadan continue. L’islamologue suisse n’a pas été mis en examen mardi soir dans l’affaire des viols présumés. Interrogé par un juge d’instruction, le théologien devait répondre des accusations portées à son égard par une troisième femme. Il reste incarcéré depuis début février dans le cadre d’une enquête pour viols sur deux autres plaignantes.

Tariq Ramadan a reconnu lors de son interrogatoire, ce mardi, avoir eu des relations sexuelles consenties avec une troisième plaignante. La femme l’accuse, elle, de viols. Les faits remontent à 2013 et 2014.

Ce lundi, l’islamologue a changé sa ligne de défense. Ses avocats, ont déposé « plus de 300 vidéos et plus de 1.000 photos » qui prouverait que la relation était bien voulue entre l’intellectuel et la jeune femme. Tariq Ramadan a longuement expliqué aux magistrats qu'il y avait eu « des jeux sexuels ainsi que des relations toujours librement consenties ».

Pendant leur liaison, la présumée victime, Mounia, aurait déclaré avoir fait « partie des femmes rémunérées pour avoir eu des relations sexuelles avec Dominique Strauss-Kahn ». Chose qui renforcerait la nouvelle défense du théologien.

À côté des quatre plaintes pour viols dont il fait l'objet en France et en Suisse, Tariq Ramadan a également été accusé aux Etats-Unis. Mais contrairement aux autres accusations, celle-ci, révélée par Libération concernerait une « agression sexuelle ». Une enquête a été ouverte.


Le 21 mai dernier, la fille de Tariq Ramadan s’était exprimée auprès du journal suisse Le Temps. Elle avait évoqué les conditions de détention de son père. L’intellectuel serait désormais handicapé par sa sclérose en plaque et accompagné d’un déambulateur pour se déplacer. Il aurait de constants et violents maux de tête ainsi que de la peine à se concentrer. Le lendemain, la chambre de l’instruction de Paris décidait de ne pas lever la détention de Tariq Ramadan pour raison de santé.

Caroline Bardot

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