Lutte contre l'antisémitisme: une formation-pilote pour policiers et magistrats à Marseille


02 juillet 2019

Des policiers, des gendarmes et des magistrats sont formés à Marseille à recevoir des plaintes et à instruire des enquêtes pour des délits et crimes racistes, antisémites ou anti-LGBT, afin de lutter contre ces infractions particulières, annonçait hier la préfecture de Paris.

Cette formation d'une journée, initiée à Marseille, sera déployée dans toute la France dès septembre, a annoncé lors d'un point presse Christian Gravel, préfet et conseiller aux affaires de sécurité à la Dilcrah, qui s’occupe de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT.

L'objectif de cette journée est de créer un réseau national d'enquêteurs et de magistrats spécialisés.                             Une mesure phare du plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme 2018-2020 du Premier ministre Édouard Philippe.

Lors de cette journée, les enquêteurs ont suivi des interventions d'un éthicien du Camp des Milles, l'un des principaux sites de mémoire de la déportation, ou encore de la directrice de l’Association d'aide aux victimes.

"On sait que 10% des victimes de délits de haine ne déposent pas plainte", a indiqué M. Gravel.                                           Pour les personnes LGBT, selon une étude publiée en mai, une sur cinq en France déclare avoir été victime d'une agression physique au cours de sa vie.

 

 

Et pour rappel, après deux années de baisse, les actes antisémites en France sont en très forte hausse (+ 69 %) sur les neuf premiers mois de 2018.

Si aujourd’hui cette formation pilote n’existe qu’a Marseille, le gouvernement met tout en œuvre afin que l’ensemble de la France puisse en bénéficier, et ainsi, contribuer à réduire les crimes à caractère raciste et antisémite ou encore LGBT.

Sasha PLACEK

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