Les russes nient leur implication dans le nouveau cas de Novitchok au Royaume-Uni

05 juillet 2018

Il y a 4 mois, le Royaume uni était secoué par l’affaire de l’empoisonnement au « novitchok » de l’ex espion russe Skripal. Le weekend dernier c’est un couple britannique qui était victime du même agent innervant après analyses. Le gouvernement anglais a sommé la Russie de s’expliquer une nouvelle fois sur cette affaire, aujourd’hui Moscou a réagi. 

 

Le Kremlin maintient ne pas avoir commandité les attaques ayant visé l’ex espion russe et sa fille en mars dernier, ainsi que le couple britannique Charlie Rowley et Dawn Sturgess le week end passé.

 « Nous appelons les forces de l’ordre britanniques à ne pas céder aux sales jeux politiques commencés par certaines forces à Londres » ; « Le gouvernement de Theresa May et ses représentants auront à s’excuser » a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe.

Cette nouvelle affaire servirait aux britanniques à discréditer Vladimir Poutine avant sa rencontre avec Donald Trump, ou encore à salir la coupe du monde organisée en Russie selon les médias russes.

 

Le couple de britanniques aurait été empoisonné par un déchet du poison Novitchok. L’agent innervant pouvant rester actif de longs mois après son utilisation.

C’est l’hypothèse de travail d’une centaine d’inspecteurs de l’antiterrorisme qui enquêtent sur l’affaire aux cotés de la police locale du Wiltshire. Rien ne prouve que Charlie Rowley et Dawn Sturgess aient été délibérément visé par une attaque. Et rien n’indique non plus que le couple se soit rendu sur un des sites décontaminés de la tentative de meurtre de Sergueï Skripal.

Sajid Javid, ministre de l’intérieur britannique a déclaré « Il est totalement inacceptable que notre population soit une cible, délibérée ou accidentelle, et que nos rues soient utilisées comme des poubelles pour du poison » « Il est temps que l’état Russe explique exactement ce qu’il s’est passé »

L’agence de santé publique a conseillé « par précaution » aux personnes s’étant rendus aux mêmes endroits que les victimes, de « laver leurs vêtements » bien qu’il n’y ait pas de « risque significatif »

L’évènement est traité avec « le plus grand sérieux » selon un porte-parole de Theresa May.

 

On se souvient que l’affaire Skripal avait secoué le monde médiatique en mars dernier, avec pour conséquence la plus grande vague d’expulsions de diplomates russes et occidentaux de l’histoire.

Daniel Jacomella

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