Bezons: Le maire doit débaptiser l'allée de la Nakba

13 juin 2018

Le maire de Bezons a fait installer hier des plaques commémoratives pour les 70 ans de la Nakba. Une position tranchées en la faveur des palestiniens, et qui place David Ben Gourion au statut de criminel de guerre. La préfecture du Val d’Oise à ordonné le retrait de ses panneaux.

 

 

Un rassemblement d’une cinquantaine de personnes était organisé, hier, devant l’hôtel de ville pour l’inauguration symbolique d’une allée, baptisée temporairement « Allée de la Nakba » qui signifie « catastrophe » en arabe.

Une commémoration faite par l’installation de deux plaques : une en français et l’autre en arabe. Des plaques contenants des propos très orientés, l’inscription est la suivante : « en mémoire de l’expulsion des 800 000 Palestiniens et de la destruction des 532 villages en 1948 par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël »

« Nous sommes rassemblés pour deux choses : condamner les massacres particulièrement effroyables perpétrés par l’armée israélienne à la frontière de la bande de Gaza, et pour marquer notre solidarité envers nos amis palestiniens en dénommant symboliquement cette allée », explique le maire Parti Communiste Français, Dominique Lesparre. Ce dernier souligne que sa ville « est fière de défendre le droit au retour » des Palestiniens.

Les plaques devaient rester en place pour quelques jours, mais la préfecture du Val-d’Oise en a décidé autrement. Un arrêté préfectoral a été publié cet après-midi, obligeant la commune de Bezons a retiré ses panneaux.

« L’apposition de ces plaques et le commentaire qu’elles comportent constituent une prise de position rompant ainsi avec le principe de neutralité républicaine dans le domaine international. » peut-on lire dans l’arrêté préfectoral.

Le paragraphe suivant explique que Dominique Lesparre est sorti de son rôle de maire puisque cette action a été jugée « étrangère a tout intérêt communal ».

La préfecture a ordonné le retrait de ces plaques avant qu’elles créent « des polémiques locales susceptibles d’évoluer rapidement vers des troubles grave à l’ordre public ».

 

Chloé Mercier

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article