Affaire Nicki Minaj : l'Arabie saoudite entre charia et booty-shake


16 juillet 2019

Sous la pression des ONG militant pour les droits de l’homme, l’icône délurée du rap américain a renoncé à venir se produire, jeudi 18 juillet, au grand festival de musique organisé à Djeddah en Arabie Saoudite.

Une décision qui a déclenché le soulagement des sphères religieuses également la colere de certains fans .

Tenues affriolantes et dénudées, coupes futuristes, bagout bien loin du politiquement correct, la célèbre chanteuse américaine Nicki Minaj comptait parmi les têtes d’affiche les plus détonantes du Jeddah World Fest.                                       

Pour sa première édition dans le royaume ultra-conservateur, ce grand festival de musique devra pourtant finalement composer, jeudi 18 juillet, sans l’icône hyper-sexualisée et reine du twerk d’outre-Atlantique.

 

Une semaine après avoir officiellement confirmé sa venue, la trentenaire a renoncé à se produire dans la pétromonarchie. 

« Après mûre réflexion, (…), même si je voulais par-dessus tout faire mon show devant les fans d’Arabie saoudite, je me suis renseignée sur le sujet et je crois qu’il est important pour moi d’apporter clairement mon soutien pour les droits de la femme, la communauté LGBT et la liberté d’expression », s’est exprimée la chanteuse dans un communiqué diffusé mardi dernier.

L’annonce, par la star, du boycott du concert sonne en effet comme un nouveau coup dur pour le régime du sulfureux prince héritier Mohammed Ben Salmane, désireux d’inscrire l’événement dans le cadre de son projet de « libéralisation du pays » par le biais d’une ouverture culturelle et économique progressive à l’international. 

« Cette annulation est une claque pour le prince, qui cherche à séduire les investisseurs étrangers en développant de telles initiatives de divertissement. Il essaye par là de redorer l’image de son pays, écorché par la guerre au Yémen ou l’Affaire Khashoggi »

Sasha Placek 

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