8000 shekels ou la somme déboursée par le Hamas pour corrompre une famille

21 juin 2018

Le bébé de 9 mois décédé, près de la bande de Gaza, le 14 mai dernier, aurait inhalé des gaz lacrymogènes, lancés par les forces israéliennes. Le cousin du bébé à confié aux enquêteurs israéliens, que la petite fille avait succombé à une pathologie du sang, et que le chef du Hamas avait payé sa famille pour mentir aux médias.

"Nous avons beaucoup de témoignages qui mettent en doute la fiabilité de cette information" avait déclaré un porte-parole de l'armée israélienne au lendemain de la mort de l’enfant.

Le 28 mai dernier, le cousin de Leila al-Ghandour a été arrêté par Israël. Ce dernier contrôlait alors le grillage qui sépare le côté israélien du côté palestinien sur la bande de Gaza. C’est à ce moment-là qu’il a révélé la supercherie.

Le Palestinien aurait confirmé, lors de son interrogatoire, que sa mère lui a annoncé la mort sa cousine, décédée des suites d’une maladie du sang.

Il a été révélé que le bébé souffrait également de problèmes cardiaques depuis sa naissance.

Sa famille aurait convenu d'un accord avec le Hamas pour annoncer la mort du bébé à la presse. Les proches de l’enfant ont déclaré que Leila avait été tué à cause des gaz lacrymogènes lancés par l’armée israélienne.

Il a avoué que pour ce mensonge, la famille aurait reçu 8000 shekels du chef du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

Après la mort de la fillette, une enquête avait été ouverte. Elle visait à déterminer les antécédents médicaux de l'enfant. Mais surtout  si le gaz prétendument  inhalé aurait pu causer sa mort.

Le porte-parole du ministère de la Santé palestinienne a indiqué qu'un examen complet du dossier de la fillette était en cours. Il a ajouté que Leïla al-Ghandour ne serait pas sur la liste « des martyrs » avant la fin toutes les vérifications. De son côté, l’armée israélienne n’a pas ajouté l’enfant sur la liste des Palestiniens tués par Israël.

Caroline Bardot

 

 

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